Risque d’altération de la sincérité du scrutin législatif en raison de l’organisation anticipée du premier tour des élections des députés des Français de l’étranger

 

Question n° 25946 adressée à M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur

À publier le : 15/06/2017

M. Pierre Charon interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur sur les risques que fait peser sur les élections législatives des 11 et 18 juin 2017 l’organisation anticipée des élections des députés des Français de l’étranger, dont le premier tour a eu lieu les 3 juin (Amériques) et 4 juin 2017 (reste du monde). Les résultats du premier tour des élections des députés des Français de l’étranger ont été communiqués le lundi 5 juin 2017. La communication de ces résultats pourrait constituer une sorte de sondage, dont certains tirent déjà les conclusions. En effet, les différents commentateurs n’ont pas hésité à analyser de façon abondante ces résultats de premier tour, avec le risque évident de conditionner l’opinion publique. Le danger est que le corps électoral soit influencé dans son vote, ce qui soulève des interrogations quant à la sincérité du scrutin législatif à venir. L’annonce des résultats du premier tour des élections des députés des Français de l’étranger ne peut que tendre à influencer des élections qui doivent avoir lieu en France (métropole et outre-mer). Il exprime ses vives inquiétudes à l’égard de cette organisation anticipée d’élections législatives, certes mise en place pour des raisons pratiques, mais dont il conviendrait de tirer les conséquences après deux expériences (2012 et 2017). Il lui demande s’il ne conviendrait pas de reconsidérer un dispositif qui ne peut être que sensible en raison du contexte électoral. Il serait souhaitable que l’organisation des élections des députés des Français de l’étranger se fasse de façon que la communication des résultats du premier tour soit concomitante à la diffusion des résultats du premier tour des élections législatives qui ont lieu sur le territoire national.

Abandon du nom TGV

 

 

Question n° 25920 adressée à Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports

À publier le : 08/06/2017

M. Pierre Charon interroge Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports sur l’opportunité de l’abandon du nom « TGV » (Train à grande vitesse) envisagé par les responsables de la SNCF. On ne saurait nier que cette gamme de trains, qui fait la fierté du réseau ferroviaire français, s’est fortement identifiée à la dénomination de TGV. Cette dernière est par ailleurs ancrée depuis plus de 35 ans dans les mentalités et dans les esprits. Elle est ainsi passée dans le langage courant, comme le relèvent les différents analystes et observateurs. Enfin, le TGV a notamment contribué à la renommée de notre industrie. Or la volonté de remplacer le nom TGV par celui d’« inOui » a suscité beaucoup de réactions négatives et d’incompréhensions. Plus généralement, on note que le succès d’une marque est patent quand la marque devient elle-même un nom commun. C’est précisément ce qui a été le cas avec l’acronyme TGV, qui semble irremplaçable aux yeux des Français. Il serait donc délicat d’abandonner une dénomination aussi porteuse. Il lui demande donc si cet abandon ne devrait pas être reconsidéré, étant donné la concurrence des trains européens arrivant sur le marché.