Avenir de la chaîne LCI

Question n° 13439 adressée à Mme la ministre de la culture et de la communication
À publier le : 23/10/2014
Texte de la question : M. Pierre Charon attire l’attention de Mme la ministre de la culture et de la communication sur l’avenir de la chaîne LCI. Lancée en juin 1994, cette chaîne de télévision a été l’un des premiers jalons de l’information continue dans le paysage audiovisuel français. La mise en place de cette chaîne a démontré la remarquable adaptation de la télévision française à ces nouveaux vecteurs de diffusion de l’information. Depuis deux décennies, de nombreux Français ont pu suivre ou même s’initier à l’actualité grâce à LCI. Cette chaîne a, ainsi, rendu d’inestimables services auprès de nos concitoyens. Pour différentes générations, LCI constitue un outil privilégié. Pour les jeunes, LCI constitue un premier pas pour suivre l’actualité ; pour les plus âgés, c’est un moyen d’ancrage indispensable. Il est heureux que les Français s’intéressent à l’information. Au rebours du caractère de certaines chaînes, LCI est, clairement, une chaîne qui contribue à la réflexion ; on ne saurait donc priver les Français d’un instrument résolument sérieux. Or, la décision du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) n° 2014 – 357 du 29 juillet 2014, qui interdit à LCI l’accès à la télévision numérique terrstre (TNT) gratuite, a été durement ressentie. Le raisonnement utilisé par le CSA semble contestable. Ce dernier a, en effet, défendu une approche limitée au seul impact économique sur les chaînes bénéficiant déjà d’un accès à la TNT gratuite, alors que la loi lui impose la prise en compte de la situation des opérateurs qui déposent un dossier. En outre, le caractère contradictoire de la procédure ne semble pas avoir été respecté par le CSA et ce, dans la mesure où il n’a pas été tenu compte des études fournies au CSA prouvant l’absence de déstabilisation du marché publicitaire. C’est bien la pérennité de LCI qui est menacée par la privation d’un dispositif indispensable à son existence. 247 emplois risquent donc de disparaître en raison de ce refus d’accès à la TNT gratuite. Il souhaite donc que LCI puisse, sereinement, poursuivre son travail d’information et que soit, en conséquence, reconsidérée cette situation profondément injuste et pénalisante. Le Gouvernement ne saurait se retrancher derrière la neutralité d’une institution qui, comme toute administration, est tenue de rendre des comptes à la Nation. Il interroge donc le Gouvernement sur les mesures qu’il envisage de prendre au regard de cette situation, dans laquelle l’existence d’une chaîne d’information renommée est menacée.