Archives mensuelles : novembre 2014

Condamnation à mort d’Asia Bibi pour blasphème

QUESTION D’ACTUALITÉ à Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères

Asia Bibi est une jeune chrétienne pakistanaise condamnée à mort pour blasphème contre le prophète, ce qu’elle a toujours nié. Asia Bibi paye le prix de convictions qu’elle ne veut pas renier. La vérité nous oblige à reconnaître que le crime d’Asia Bibi, c’est tout simplement sa foi chrétienne. Et rien d’autre.

 Son cas illustre à lui seul les différentes persécutions que subissent les chrétiens dans certains pays où il ne fait pas bon d’appartenir à une minorité religieuse. Asia Bibi est tout simplement un bouc-émissaire dans des sociétés guidées par les démons du rejet et de l’intolérance. Elle témoigne de ce calvaire permanent enduré par des millions de chrétiens en Irak, en Syrie et au Pakistan, où sévit la nouvelle barbarie du XXIe siècle.

 L’affaire est si sensible au Pakistan que certains n’osent plus défendre Asia Bibi : un gouverneur de province et un ministre ont même été assassinés parce qu’ils avaient pris fait et cause pour la jeune chrétienne ; la justice pakistanaise, redoutant la vindicte des foules et la violence des fanatiques, préfère faire profil bas, quitte à piétiner les principes fondamentaux du droit.

Emprisonnée depuis 2009, Asia Bibi a été condamnée à mort en novembre 2010. La Haute cour de Lahore a confirmé le 16 octobre dernier cette condamnation à mort. Un recours a été déposé devant la Cour suprême, le 24 novembre 2014.

 De nombreuses mobilisations ont eu lieu, aussi bien en France que dans le monde entier. Des pétitions ont été signées et des élus sont montés au créneau. La diplomatie doit aussi montrer son courage dans ces questions et ne pas se retrancher derrière la prudence. Quand la prudence est partout, le courage n’est nulle part !

 La France doit faire comprendre au Pakistan que l’exécution d’Asia Bibi serait un affront à tout ce que nous avons de plus cher et qui va bien au-delà de nos intérêts matériels.

 N’ayons pas peur de demander au Président pakistanais d’intervenir comme l’a demandé le Président Bruno Retailleau au Président de la République Française.

 Asia Bibi doit échapper à la peine de mort et retrouver sa liberté, son honneur de croyante, de femme et de mère de famille !

Je vous demande, Monsieur le Ministre, de nous dire ce que la France envisage pour mettre fin à cette situation inique et honteuse.

Quand le préfet de police boycotte le Prix du quai des Orfèvres

Bernard Boucault, blessé par les attaques récurrentes du sénateur (UMP) Pierre Charon, membre du jury, n’a pas participé à la remise de cette récompense. Une absence inédite.

L’histoire du célèbre prix du quai des Orfèvres retiendra que l’édition 2015 a été attribuée à Maryse Rivière pour son roman Tromper la mort (Fayard), évoquant la traque d’un tueur en série entre la France et l’Irlande… Mais aussi que le préfet de police de Paris, Bernard Boucault, était exceptionnellement absent. Il est en effet de tradition que ce haut-fonctionnaire, patron des policiers de l’agglomération parisienne, présente lui-même le lauréat. Ce mardi, à midi, Bernard Boucault ne s’est pas montré sur l’estrade, au côté de l’invité d’honneur, le chanteur et comédien Marc Lavoine.

Cible préférée

En coulisse s’est joué un bras de fer politique avec le sénateur (UMP) de Paris Pierre Charon. Ce dernier, membre du jury du prix, a fait du préfet sa cible préférée à la tribune de la haute assemblée, depuis la « manif pour tous » en 2013, où il a dénoncé ce qu’il appelait la « manipulation grossière des chiffres ». Blessé par ces attaques répétées, Bernard Boucault n’a pas jugé acceptable la présence du sénateur à la remise de la récompense au 36, quai des Orfèvres.

Pierre Charon aurait alors fait part de son courroux au ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve. Le préfet, lui, a finalement choisi de ne pas venir laissant au patron de la police judiciaire parisienne, Bernard Petit, le soin de convier lauréate et membres du jury à déjeuner au restaurant Les Editeurs, près de la place de l’Odéon.

« Pris par d’autres engagements »

Sollicité par L’Express, l’entourage de Bernard Boucault indique que « le préfet de police avait d’autres engagements » et rappelle que « le prix est organisé par une structure extérieure à la préfecture de police, son jury étant présidé par le directeur de la police judiciaire parisienne ».

Source : Lexpress.fr-  et , publié le

 

Prise en charge par l’assurance maladie des voitures de transport avec chauffeur

Question n° 13721 adressée à Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes
À publier le : 13/11/2014
Texte de la question :
M. Pierre Charon interroge Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes concernant la possibilité pour l’assurance-maladie de prendre en charge les frais de transport des patients dont la situation ou l’état de santé le justifie. En effet, aux termes de l’article R. 322-10-1 du code la sécurité sociale, certains moyens de transport peuvent être pris en charge, à l’instar de l’ambulance indispensable dans certains cas, des transports en commun ou encore des taxis. Le recours à ces derniers s’avère pourtant problématique, d’un point de vue budgétaire. En effet, une audition devant la mission d’évaluation et de contrôle des lois de financement de la sécurité sociale (MECSS) tenue à l’Assemblée nationale, le 13 mai 2014, a révélé que les dépenses de taxi ont triplé, passant de 500 millions à 1,5 milliard d’euros entre 2003 et 2013, soit à un rythme encore plus rapide que la croissance de ces dépenses explosant en dix ans de 2,3 milliards à 4 milliards d’euros Cette forte augmentation est délicate, dans un contexte de réduction de l’objectif national des dépenses d’assurance maladie (ONDAM). Or, l’usage des voitures de transport avec chauffeur (VTC) révèle la possibilité de réduire les coûts de transport par une augmentation de l’offre à disposition. Ce mode de transport, désormais encadré par la loi n° 2014-1104 du 1er octobre 2014 relative aux taxis et aux voitures de transport avec chauffeur, a d’ailleurs été plébiscité par de nombreux usagers. Il conviendrait de réfléchir à la prise en compte de ce mode de transport, désormais encadré par la loi et générateur incontestable d’économies, comme moyen susceptible d’assurer le transport des personnes bénéficiant de l’assurance maladie. Rien n’interdirait d’envisager une modification de l’article R. 322-10-1 du code de la sécurité sociale, pour que cette prise en compte soit effective. Au même titre que le législateur, le pouvoir réglementaire est appelé à agir en ce sens. De même, l’article 39 de la loi n° 2013-1203 du 23 décembre 2013 de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2014 a donné la possibilité aux établissements de santé de mettre en place une expérimentation de nouvelles modalités d’organisation et de régulation des transports avec une dotation d’intéressement si des économies sont réalisées. Là encore, les voitures de transport avec chauffeur (VTC) pourraient y prendre part. Il lui demande quelles sont les mesures envisagées pour que les voitures de transport avec chauffeur (VTC) soient reconnues comme moyen de transport, afin d’assurer le salutaire objectif de réduction des dépenses de l’assurance maladie, tout en garantissant aux usagers une prestation de qualité.