Archives mensuelles : janvier 2015

Attaqué par Bartolone, le Sénat fait corps

Source : Public Sénat – François Vignal – Le 29.01.2015 à 17:50

Attaqué, le Sénat se rebelle. Tous les présidents de groupe ont condamné dans une rare unanimité les propos de Claude Bartolone qui demande la suppression du Sénat dans sa forme actuelle. La « guerre » des présidents se transforme en guerre des assemblées.

L’union nationale est peut-être derrière nous. Mais pas l’union du Sénat. Lors des questions d’actualité au gouvernement, ce jeudi, à la Haute assemblée, le Sénat a fait corps. Les présidents de groupe, ou leurs représentants, ont pris la parole un à un, lors de rappels au règlement (voir la vidéo). De gauche comme de droite, ils se sont indignés des propos du président PS de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, qui souhaite la suppression du Sénat dans sa forme actuelle. L’image est forte : Sénat contre Assemblée. Députés et sénateurs ne sont pas toujours d’accord. Mais l’opposition entre Assemblée nationale et Sénat n’avait jamais pris une telle proportion.

Si les sénateurs se rebellent, ils ont visiblement préparé leur coup. Juste avant la séance des QAG, le président du Sénat, Gérard Larcher, s’est réuni avec les présidents de groupe. Dans la matinée, le sénateur des Yvelines, après une explication « chaude » avec Claude Bartolone, a décidé de ne plus travailler avec son homologue sur une mission demandée par le chef de l’Etat (lire notre article « C’est la guerre » entre Larcher et Bartolone). Il va remettre ses conclusions, mais de son côté. A François Hollande de faire la synthèse…

Bartolone demande à Larcher de ne pas « perdre son sang-froid »

Dans une lettre virulente, envoyée en fin de journée par Claude Bartolone à Gérard Larcher, le président de l’Assemblée répond à son homologue et lui demande de ne « pas perdre son sang-froid » et de ne pas « fracturer, au bénéfice de petits calculs électoraux, la précieuse unité nationale ». « Laissez-moi vous dire que je ne vois dans votre tentative de justification qu’un alibi pour refuser tout travail en commun », affirme-t-il.

« Votre esquive vient compléter la longue liste des fins de non-recevoir systématiques que vous opposez à toute proposition de travail en commun de nos deux chambres ». Il lui reproche aussi « les arguties » invoquées « pour refuser d’engager la fusion des chaînes parlementaires » et lui reproche sa « susceptibilité ».

« Claude Bartolone rompt l’unité nationale » selon Retailleau

En séance, chacun rivalise dans l’expression de l’indignation. Pour le président du groupe UMP, Bruno Retailleau, « Claude Bartolone rompt l’unité nationale souhaitée par le président de la République ». « Le Sénat ne sera jamais docile », prévient le sénateur de Vendée, qui rappelle qu’en avril dernier, Claude Bartolone tenait un tout autre discours (lire notre article : « Quand Bartolone défendait le bicamérisme »). Voici ce que disait alors Claude Bartolone du Sénat :

Jacques Mézard, président du groupe RDSE (à majorité PRG) se dit « particulièrement choqué ». Il pense qu’« il y a une volonté au sein de l’exécutif, peut-être pas majoritaire, de supprimer la Haute assemblée ». Vincent Capo-Canellas, sénateur UDI est « étonné que le président d’une assemblée se permette de critiquer l’autre assemblée ».

Eliane Assassi, présidente du groupe communiste, qui se prononce pour « le bicamérisme mais dans le cadre d’une VIe République rénovée », dénonce « les dérives populistes ». L’UMP Roger Karoutchi l’applaudit. C’est rare. A la hauteur du sentiment répandu chez les sénateurs, qui se sentent attaqués. Ils se serrent les coudes. Et la meilleure défense dans ces cas là, c’est l’attaque.

« En ce lieu, Victor Schœlcher s’est levé pour abolir l’esclavage »

Le socialiste Jean-Pierre Sueur fait appel à l’histoire : « En ce lieu, Victor Schœlcher s’est levé pour abolir l’esclavage ». « Nous défendons le Sénat n’ont pas de façon corporatiste », souligne l’ancien président de la commission des lois, « mais pour défendre la loi, l’esprit de la loi et la Constitution ». Jean-Vincent Placé, patron du groupe écologiste, pointe « une intervention inadaptée, inopportune et dans un temps politique qui n’est pas convenable ». Il souligne que « la navette parlementaire est essentielle. (…) On ne peut pas réagir dans les 24/48 heures pour faire la loi à l’Assemblée », prenant exemple sur les attentats. Jean-Vincent Placé a cependant appelé à « être exemplaire, transparents sur les comptes du Sénat, des groupes politiques, de l’IRFM », au lendemain d’un documentaire diffusé sur France 3 et critique sur le Sénat. Il a échaudé les sénateurs.

Gérard Larcher, sûrement pas mécontent de la réaction collective de son assemblée, met le point final : « Le bicamérisme, c’est plus de démocratie, de liberté et de représentation des territoires ». « On me dit parfois rond. Mais je suis un homme d’engagement et de décision », prévient-il. Il appelle à avoir « une forme de courage car il faudra que nous adaptions le mode de fonctionnement de nos assemblées et pas seulement du Sénat ».

Charon sur Bartolone : « On chasse ensemble pourtant ! »

Sous les dorures de la salle des conférences, qui jouxte l’hémicycle, certains préfèrent en rire. « Quand on arrive dans un endroit comme ça, on ne peut que le garder » lance avec le sourire un ministre en contemplant les lieux. Pierre Charon, nouveau délégué national à la chasse de l’UMP, fait mine de s’étonner de la sortie de « Barto » : « On chasse ensemble pourtant ! » Lire la suite

CHARON à la chasse aux voix

Source : LE POINT du 29 janvier 2015

A la faveur d’une énième vague de  nominations à l’UMP, le fidèle sarkozyste et Sénateur de Paris Pierre Charon vient d’hériter le titre de « délégué national à la chasse ».

En taillant ce poste sur mesure pour son vieux copain, Nicolas Sarkozy donne le coup d’envoi de la campagne de la primaire pour 2017.

Son espoir ? Rapatrier grâce à l’affable conseiller de Paris, lui-même bon fusil, les voix égarées des chasseurs, parfois tentés par le FN. Des électeurs dont le nombre dépasse 2 millions…

Nominations à l’UMP

Nominations

Le Président de l’UMP, Nicolas SARKOZY, nomme :

Délégué général aux relations avec les groupes parlementaires Patrick OLLIER

Secrétaire national thématique à la culture David-Hervé BOUTIN
Secrétaire nationale thématique aux classes moyennes Caroline CAYEUX
Secrétaire nationale thématique à la fiscalité Marie-Christine DALLOZ
Secrétaire nationale thématique aux personnes handicapées Sophie GAUGAIN
Secrétaire nationale thématique aux valeurs de la République et à la laïcité Lydia GUIROUS
Secrétaire national thématique à la ruralité Pierre MOREL-A-L’HUISSIER
Secrétaire national thématique à la réforme territoriale Jérôme PEYRAT

Secrétaire national fonctionnel aux fédérations professionnelles et Coordonnateur adjoint des élections régionales Guillaume PELTIER

Délégué national à la chasse Pierre CHARON
Délégué national aux conventions thématiques Grégoire DE LASTEYRIE

En outre, Alain MARLEIX et Nadine MORANO seront proposés pour exercer, avec Roger KAROUTCHI, les responsabilités de Vice-président de la Commission nationale d’investiture présidée par Christian ESTROSI.

Chasseur

billet.

Source : http://www.lanouvellerepublique.fr/

Guillaume Peltier n’est pas le seul Loir-et-Chérien à avoir pris du galon hier à l’UMP (lire page 6). Pierre Charon, sénateur de Paris, mais toujours citoyen de Thoré-la-Rochette dont son grand-père fut maire a été nommé délégué national… à la chasse. Un sujet que cette fine gâchette, ancien président du Domaine national de Chambord, connaît parfaitement. Lors des battues chambourdines de régulation des sangliers, il a eu souvent l’occasion de rencontrer les présidents des fédérations départementales des chasseurs, habitués des lieux. Des interlocuteurs qui pèsent bon poids, lorsque revient le temps des élections ! Et à la chasse aux voix, toutes comptent.

 

Mesures de sécurité : Sarkozy estime «indispensable d’aller plus loin»

SourceAFP

Le président de l’UMP, Nicolas Sarkozy, a jugé jeudi «indispensable d’aller plus loin» que les mesures proposées pour l’instant par le gouvernement pour lutter contre le terrorisme, dans un courrier adressé au ministre de l’Intérieur.

Dans ce courrier à Bernard Cazeneuve, qui l’a contacté au téléphone, M. Sarkozy juge que si «certaines des annonces du Premier ministre peuvent recueillir notre assentiment, elles sont encore insuffisantes. Il est indispensable d’aller plus loin».

Le gouvernement doit «décider de mesures énergiques» et l’UMP «soutiendra toutes les initiatives qui iront dans cette direction», selon ce courrier, transmis à l’AFP.

M. Sarkozy égrène ensuite les propositions de son parti, qui avaient été dévoilées mercredi soir, comme la déchéance de nationalité et l’interdiction administrative de retour pour «les terroristes binationaux», ou encore la création de «centres de déradicalisation», ou l’instauration du crime d’indignité nationale comme peine complémentaire.

Le président de l’UMP avait réuni mercredi tous les spécialistes de son parti en matière de sécurité: anciens ministres de l’Intérieur, anciens président de Commissions, experts…

Il a également commencé de recevoir autorités religieuses, syndicats de police et d’enseignants. Il a reçu jeudi notamment Dalil Boubakeur, recteur de la grande mosquée de Paris, Roger Cukierman et Francis Kalifat, président et vice-président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif).

«Après ces jours de tragédie nationale, il y a beaucoup de tensions et il faut que chaque responsable politique fasse bien attention à ce qu’il dit, mesure ses parole et il y a un équilibre à trouver entre la nécessité du rassemblement et la nécessité de la lucidité», a déclaré Nicolas Sarkozy à l’issue des rencontres de la journée.

Avec le CFCM, «on a parlé des droits et des devoirs de chacun et le recteur de la Mosquée de Paris m’a indiqué sa volonté de prendre des initiatives fortes pour montrer que le CFCM, les musulmans de France, voulaient s’inscrire dans la laïcité, des initiatives montrant combien ils veulent s’inscrire dans la République», a-t-il ajouté.

Vendredi, Bernard Cazeneuve doit recevoir place Beauvau pour consultation afin de préparer les mesures demandées par Manuel Valls cinq anciens ministres de l’Intérieur: Pierre Joxe, Daniel Vaillant, François Baroin, Brice Hortefeux et Michèle Alliot-Marie. Dominique de Villepin sera reçu samedi et Paul Quilès mardi. Nicolas Sarkozy et Charles Pasqua ont été consultés par téléphone.

Par ailleurs, dans une tribune publiée mercredi sur le site internet du Monde, et intitulée «Il doit y avoir un avant et un après 11 janvier 2015», 80 élus UMP demandent d’«agir vite et fort pour éradiquer le terrorisme».

«Nous nous sommes réunis mardi dans le bureau de Jean-François Copé et nous avons eu la volonté de cette tribune avec notamment le rappel de ce qui a été fait, comme la loi sur l’interdiction de la burqa,» a expliqué à l’AFP Michèle Tabarot, une proche de l’ex-président de l’UMP. La tribune, qui n’est pas signée par Jean-François Copé, reprend notamment l’idée, émise dans le passé, d’un «code de la laïcité».

Parmi les signataires figurent notamment les députés Julien Aubert, Sébastien Huygue, Philippe Gosselin, Guy Geoffroy et Thierry Mariani, ainsi que les sénateurs Roger Karoutchi et Pierre Charon.