Question Écrite à M. le ministre de l’Intérieur : Installation d’adeptes de l’islam rigoriste en zone rurale

Question n° 14768 adressée à M. le ministre de l’intérieur
Publiée le 05/02/2015
Texte de la question :
M. Pierre Charon attire l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le phénomène d’installation de fidèles de l’islam radical en zone rurale. Au regard de différents témoignages, ce phénomène prend de l’ampleur et inquiète aussi bien les riverains que les autorités locales. Plus généralement, il interroge de nombreux citoyens sur cette apparition dans nos campagnes de petits groupes s’inscrivant dans une logique de radicalité. Il s’avère, en effet, que les familles en question vivent dans un isolement complet, se concrétisant, par exemple, par le refus de la scolarisation des enfants. Un véritable mode de vie parallèle est institué avec une volonté claire de vivre selon les préceptes de l’islam radical. L’installation en zones rurales s’inscrit par ailleurs dans cet éloignement des « mécréants » : à défaut de pratiquer la « Hijra » vers des pays musulmans, le repli dans la campagne constitue une alternative. C’est ainsi le cas lorsque les convertis à l’islam ne peuvent s’installer en pays musulman. Ce phénomène a pu être constaté dans différents départements français. On ne saurait s’abriter derrière les libertés constitutionnellement garanties pour éluder un problème patent et inquiétant. Les pouvoirs publics ont déjà eu l’occasion de se pencher sur les phénomènes sectaires, n’hésitant pas à aborder officiellement le problème et donc à le reconnaître. De même, certains comportements de l’islam radical ont été clairement désignés dans le cadre de certaines mesures (campagne officielle contre le djihadisme). Il lui demande donc ce qu’il envisage de faire à l’égard d’un phénomène qui ne saurait bénéficier d’une quelconque mansuétude de la République.