Archives mensuelles : juillet 2015

Inquiétudes des agriculteurs français sur l’avenir de leur profession

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Question n° 17430 adressée à M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement

À publier le : 23/07/2015

Texte de la question :
M. Pierre Charon interroge M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement sur les récentes appréhensions exprimées par le milieu agricole. Cette situation de mécontentement s’étend sur l’ensemble du territoire. L’extension de ce mouvement traduit clairement une vive inquiétude sur l’avenir de la profession agricole. Ce mouvement fait même l’objet de la plus grande attention des élus et des citoyens. En effet, le lien plurimillénaire entre la France et l’agriculture démontre un fort attachement des Français à l’égard de cette dernière. C’est justement ce lien qu’il convient de renforcer. Les agriculteurs regrettent que la grande distribution n’utilise pas davantage de produits d’origine française. Par ailleurs, la baisse des prix ne permet plus aux agriculteurs d’assurer des résultats. Des exploitations sont menacées. En outre, l’image des agriculteurs est parfois négative, voire caricaturée. Les agriculteurs sont ainsi accusés de contribuer à la pollution ou de maltraitance à l’égard des animaux d’élevage. Cette image est fausse et ne correspond pas à la réalité. Pourtant, elle semble encore partagée dans certains secteurs de l’opinion. Les agriculteurs s’interrogent sur la nécessité d’une stratégie nationale que les pouvoirs publics pourraient adopter, à l’instar de ce qui existe dans les autres pays de l’Union européenne. Il lui demande donc ce qu’il envisage comme mesures d’urgence pour répondre aux inquiétudes relatives à l’avenir de la profession.

Rejet de l’interdiction des bâches publicitaires par le Sénat : le bon sens prévaut !

Le Sénateur Pierre CHARON se réjouit de l’adoption, le mercredi 8 juillet 2015, en commission du Développement durable, de plusieurs amendements visant à revenir sur l’interdiction des bâches publicitaires. À cet égard, il avait déposé un amendement qui a obtenu 32 cosignatures de la part de ses collègues. La mobilisation contre cette mesure inappropriée a donc été couronnée de succès.

L’interdiction des bâches publicitaires avait été votée, à l’Assemblée nationale, en catimini, contre l’avis du Gouvernement et du rapporteur du projet de loi Biodiversité. Cette initiative, qui n’a pas donné lieu au débat qu’elle était en droit d’attendre, a suscité une vive incompréhension. En effet, les bâches publicitaires permettent de masquer des échafaudages peu agréables à la vue humaine. Par ailleurs, elles contribuent au financement des monuments, souvent classés, qui font l’objet de travaux. En outre, leur nature provisoire ne saurait être oubliée. Il est donc abusif d’assimiler les bâches publicitaires à des nuisances, y compris visuelles.

La commission du Développement durable a donc fait preuve de sagesse en éliminant un dispositif qui n’aurait jamais dû figurer dans un texte, dont la finalité est bien la préservation de la biodiversité. Cette adoption démontre la large mobilisation des sénateurs.

le pacificateur

Le PS reste le seul point d’ancrage à gauche. » Jean-Christophe Cambadélis en est persuadé : face à une gauche fragmentée, le seul pôle de stabilité reste le Parti socialiste. Et son premier secrétaire n’a pas renoncé à faire sienne la théorie de François Mitterrand : « L’aimant attire la limaille. » Il estime que la seule question qu’il faudra se poser avant 2017 sera : « Voulez-vous de la gauche au second tour ? » La réponse positive obligera les dirigeants de la gauche à se rassembler autour du candidat socialiste. Cambadélis travaille donc activement à ce rassemblement. Son objectif ? Créer une « alliance populaire » contre ce qu’il appelle le « bloc réactionnaire de la droite extrême à l’extrême droite ». Et l’ancien trotskiste a pris son bâton de pèlerin pour réunir les chapelles de la gauche, quitte à commencer par les plus insignifiantes, comme la Gauche unitaire de Christian Picquet, issue d’une scission avec la LCR (Ligue communiste révolutionnaire). Tout est bon pour démontrer que le PS n’est pas isolé dans la perspective de 2017, en attendant le verdict des urnes des régionales de décembre, qui, il l’espère, ramènera un peu de raison chez les alliés communistes et écologistes.

Après avoir expliqué à Nicolas Sarkozy lors du congrès des Républicains qu’il devait ménager François Bayrou, Gérard Larcher poursuit sa logique de main tendue aux centristes. Le président du Sénat emmènera dans sa délégation à la visite de l’Exposition universelle de Milan, les 14 et 15 juillet, outre le sénateur de Paris, Pierre Charon, le président du groupe UDI-UC François Zocchetto ainsi que Catherine Morin-Desailly, sénatrice UDI. L’œcuménisme du président Larcher va même jusqu’aux écologistes, puisque Jean-Vincent Placé sera également du voyage.

Les entreprises françaises font-elles vraiment du lobbying ? On peut se poser la question au vu des premiers résultats, surprenants, de l’enquête réalisée par le pôle études de l’agence Proches. Sur la base du registre de l’Assemblée nationale, les consultants de l’agence ont constaté que seules 15 entreprises du CAC 40 y étaient inscrites et que 45 % d’entre elles déclarent moins de 10 000 euros de budget annuel pour le lobbying. Un chiffre sous-estimé ? A titre de comparaison, le Medef revendique un budget de 600 000 euros.

La stratégie de Valls n’a pas échappé à cet interlocuteur régulier du Président : « Il ne construit pas de courant au PS, il entretient des relations humaines dans tous les courants. » Manière habile de tisser sa toile sans provoquer de heurts et d’actionner les soutiens le jour où…

Source : Le Figaro Magazine – Entrées libres – Politique – Vendredi 3 juillet 2015 – CARL MEEUS