Archives mensuelles : février 2016

Les chasseurs très sollicités pour la primaire à droite (Mag’Centre)

Les chasseurs, 1,9 % de la population française, sont surreprésentés au Parlement. À l’Assemblée, 142 députés de toutes tendances politiques sur 577 sont membres du groupe Chasse et territoire. Au Sénat, le groupe Chasse et pêche que préside le sénateur LR du Loiret Jean-Noël Cardoux, compte, tous partis confondus, 84 membres sur 348 quand le groupe Industrie en réunit à peine 28 et le groupe Pratiques sportives, 20.

©F.Forget

Les parlementaires, membres de ces groupes Chasse, votent quasi systématiquement  les textes dans l’intérêt des chasseurs et mènent un réel travail d’influence auprès de leurs collègues. C’est ainsi que Pierre Charon,  sénateur  LR de Paris, responsable des chasses de Chambord sous Nicolas Sarkozy largement soutenu par Jean-Noël Cardoux,  spécialiste de la chasse au gibier d’eau, se sont employés en janvier  à torpiller tous les amendements de la loi bioéthique .L’interdiction de la chasse à la glu et la fusion de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) et de la nouvelle Agence française pour la biodiversité votées quelques semaines plus tôt à l’Assemblée sont passées à la trappe. Jean-Noël Cardoux confirme : « Il est exact que j’ai porté avec succès beaucoup d’amendements chasse et pêche lors du débat sur la loi bio diversité. Je  l’ai fait au titre de mes fonctions de président du groupe Chasse et pêche au sénat et avec le soutien de plus de 80 sénateurs composant ce groupe toutes tendances politiques confondues ».

De nombreux relais locaux

Jean-Noël Cardoux

Ces parlementaires sont électoralement très actifs. Surtout ceux de droite depuis que leurs primaires sont en vue. Si Jean-Noël Cardoux roule pour François Fillon, Pierre Charon va organiser avant l’été une rencontre entre Nicolas Sarkozy et les grandes fédérations de chasse qui disposent de nombreux et efficaces relais locaux avec pour objectif de mobiliser en faveur de son candidat, dès le premier tour, cet électorat dans lequel on dénombre 1,400 million de citoyens. Il espère marcher sur les brisées d’Alain Juppé qui dès les régionales a entrepris un rapprochement avec le parti Chasse, pêche, nature et traditions (CNPT) bien implanté en Aquitaine. L’accord national signé en 2015 entre Nicolas Sarkozy et les chasseurs a permis de placer en position éligible aux régionales des dizaines de candidats issus des fédérations de chasse. Cela a permis, entre autres, d’installer des élus pro-chasse à la tête des commissions environnement en Nord-Pas-de-Calais Picardie et en Paca.

Un lobby très actif

Pierre Charon

On assiste aussi  à un déploiement massif d’actions de lobbying menées par les diverses structures françaises de la chasse. Thierry Costes, proche de Pierre Charon avec qui il chasse à Chambord, depuis 1994 à la tête du cabinet « Lobbying et stratégie », exerce de manière assumée une fonction habituellement murmurée: il est lobbyiste. Il oeuvre pour les intérêts des chasseurs (il est conseiller de la fédération nationale de chasse), des pêcheurs et du monde rural dans son ensemble. Dans ces domaines, il est incontournable. Il s’en est ouvert sans détour à la fin janvier à Reims devant les congressistes d’Orama ; l’Union qui fédère 3 Associations spécialisées  de la FNSA, l’Association  Générale des Producteurs de  Blé, celle des producteurs de maïs et celle des producteurs d’oléagineux et de protéagineux. Cela représente 325 000 exploitations qui mettent en valeur 14 millions d’hectares.

F.C.

Source: Mag’Centre

Procréation médicalement assistée et situations qui ne correspondent plus à l’infertilité (La Manif Pour Tous)

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L-UMP-ne-ferme-pas-la-porte-a-CharonM. Pierre Charon (LR) interroge Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, le 9 juillet 2015, sur les récentes prises de positions du Défenseur des droits ainsi que du Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, en faveur de l’ouverture de l’accès à la procréation médicalement assistée (PMA) des couples de femmes et des célibataires sur le fondement de l’égalité des droits. De telles prises de position ne font que brouiller le débat sur la question. Elles accréditent l’idée que la PMA n’est plus là pour répondre à une infertilité de nature accidentelle, mais qu’elle aurait pour objet de satisfaire un désir d’enfant, conçu comme un droit inconditionnel. L’expression projet parental est, à cet égard, inquiétante car elle risque de banaliser une technique de procréation, dont la finalité est de remédier à une infertilité et non de satisfaire tel besoin individuel. La PMA est là pour répondre à des difficultés liées à la procréation : cette finalité doit être maintenue, faute de quoi tout progrès médical serait entraîné dans des dérives aux conséquences incalculables. Il lui demande donc ce qu’elle envisage pour couper court aux ambiguïtés et autres prises de position qui parasitent le débat.

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Marisol Touraine (la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes) répond que : conformément au code de la santé publique (CSP), l’assistance médicale à la procréation a pour objet de remédier à l’infertilité d’un couple ou d’éviter la transmission à l’enfant ou à un membre du couple d’une maladie d’une particulière gravité. Le caractère pathologique de l’infertilité doit être médicalement diagnostiqué. La loi prévoit de manière explicite une finalité exclusivement médicale de l’AMP, une condition d’éligibilité portant sur la présence d’un couple composé d’un homme et d’une femme et une filiation cohérente à l’enfant issu d’une AMP. Enfin, les couples souhaitant avoir recours à l’AMP bénéficient d’entretiens particuliers avec les membres de l’équipe clinico-biologique du centre d’AMP, conformément à l’article L. 2141-10 du CSP, au cours desquels tous les aspects de la démarche ainsi que les possibilités alternatives sont évoquées.

Source: La Manif Pour Tous

Procréation médicalement assistée et situations qui ne correspondent plus à l’infertilité

alerte Sénat

 

 

Question n° 17222 adressée à Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes

Publiée le : 09/07/2015

M. Pierre Charon interroge Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur les récentes prises de positions du Défenseur des droits ainsi que du Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, en faveur de l’ouverture de l’accès à la procréation médicalement assistée (PMA) des couples de femmes et des célibataires sur le fondement de l’égalité des droits. De telles prises de position ne font que brouiller le débat sur la question. Elles accréditent l’idée que la PMA n’est plus là pour répondre à une infertilité de nature accidentelle, mais qu’elle aurait pour objet de satisfaire un désir d’enfant, conçu comme un droit inconditionnel. L’expression projet parental est, à cet égard, inquiétante car elle risque de banaliser une technique de procréation, dont la finalité est de remédier à une infertilité et non de satisfaire tel besoin individuel. La PMA est là pour répondre à des difficultés liées à la procréation : cette finalité doit être maintenue, faute de quoi tout progrès médical serait entraîné dans des dérives aux conséquences incalculables. Il lui demande donc ce qu’elle envisage pour couper court aux ambiguïtés et autres prises de position qui parasitent le débat.

Réponse de Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes

Publiée le : 11/02/2016, page 565

Conformément au code de la santé publique (CSP), l’assistance médicale à la procréation a pour objet de remédier à l’infertilité d’un couple ou d’éviter la transmission à l’enfant ou à un membre du couple d’une maladie d’une particulière gravité. Le caractère pathologique de l’infertilité doit être médicalement diagnostiqué. La loi prévoit de manière explicite une finalité exclusivement médicale de l’AMP, une condition d’éligibilité portant sur la présence d’un couple composé d’un homme et d’une femme et une filiation cohérente à l’enfant issu d’une AMP. Enfin, les couples souhaitant avoir recours à l’AMP bénéficient d’entretiens particuliers avec les membres de l’équipe clinico-biologique du centre d’AMP, conformément à l’article L. 2141-10 du CSP, au cours desquels tous les aspects de la démarche ainsi que les possibilités alternatives sont évoquées.