Prise en compte des conséquences de l’embargo alimentaire russe sur l’agriculture française

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Question n° 20629 adressée à M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement

À publier le : 17/03/2016

M. Pierre Charon interroge M. le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement sur les conséquences de l’embargo russe sur la situation de l’agriculture française. Le salon international de l’agriculture (SIA) de 2016 a relevé un malaise persistant, qui n’a échappé à personne, notamment aux pouvoirs publics. Cependant, il conviendrait de s’interroger sur certaines causes de ce malaise. À ce jour, l’embargo russe, décrété en 2014 sur les produits agricoles de l’Union européenne à la suite de certaines sanctions visant des personnalités russes dans le cadre de la crise ukrainienne, est encore mal évalué. On ose à peine soulever la question. Pourtant, les rapports avec la Russie sont appelés à évoluer, et ce dans la mesure où le rôle de la Russie dans la résolution de certaines crises internationales s’impose. Moscou devient un partenaire obligé dans le cadre du présent contexte. Ainsi, les attentats de 2015 ont rappelé le rôle incontournable de la Russie, notamment dans la crise syrienne. Or, il conviendrait de tirer les conséquences de ce rapprochement inévitable sur les questions agricoles. L’embargo russe est aussi la conséquence de certaines décisions européennes, décidées peut-être hâtivement et sans réflexion d’ensemble. L’agriculture française a été prise en otage par des considérations certainement contestables dans l’appréciation des mesures à prendre par la France et de l’Union européenne. Il lui demande les mesures qu’il envisage sur cet aspect encore peu analysé.