Archives mensuelles : avril 2016

Question d’actualité au ministre de l’Intérieur

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Merci Monsieur le Président.

Ma question s’adresse à Monsieur le ministre de l’Intérieur.

Monsieur le Ministre,

Voilà plusieurs semaines, à Paris comme à Nantes, que les Français assistent à des scènes surréalistes de violences urbaines.

A Nantes, le centre-ville est ainsi devenu un rendez-vous hebdomadaire pour les casseurs, avides d’y trouver des boutiques à piller. Et je sais que le Président Retailleau est exaspéré par cette situation récurrente.

A Paris, depuis le 31 mars, la place de la République est envahie par des individus s’intitulant    «Nuit debout », mais qu’il faudrait plutôt appeler « Au lit le jour ». Tags, arrachages des dalles pour faire pousser de l’herbe sur une place récemment rénovée à prix d’or, installation de tentes sauvages et de baraquements, saccages de commerces, musique à tue-tête jusqu’à l’aube, incendies de voitures de police…

La place de la République est devenue une véritable jungle. Des occupations de bâtiments publics ont lieu : le théâtre de l’Odéon, la Comédie-Française ou l’assaut du lycée Jean Jaurès par 150 migrants, organisé par l’extrême-gauche.

Vous mobilisez beaucoup de forces de police, dont les ordres sont : surtout ne pas intervenir.

Pourtant, il y a 3 ans, votre prédécesseur était beaucoup plus prompt à donner des ordres contre certaines manifestations pacifiques réunissant 1 million de personnes sans aucune dégradation. Nuit Debout bénéficie de plus de clémence que les Veilleurs dont la seule arme était une bougie.

Ce laxisme sélectif déshonore l’autorité républicaine.

En voulant éviter à tout prix l’injustice, vous organisez la désorganisation.

Comment se fait-il que l’on recule devant les casseurs, alors que des terroristes ont été rapidement neutralisés et que notre Assemblée vous a salué à cet égard ? Monsieur le Ministre, quand comptez-vous enfin donner des ordres à la police pour qu’elle puisse accomplir sereinement sa mission : le maintien de l’ordre public ?

                                                                              ***

Réplique : Monsieur le Ministre, vous êtes comme les fraises d’hiver. Vous êtes hors sol!

PIERRE CHARON (UMP), AU TALK ORANGE-LE FIGAROPierre CHARON

Sénateur de Paris
Conseiller de Paris (15e)

posera une QUESTION D’ACTUALITÉ au GOUVERNEMENT 

au ministre de l’Intérieur

Jeudi 28 avril 2016

à partir de 15 h 00
en direct sur France 3 et Public Sénat

Difficultés relatives à une nomination du directeur-général de la caisse des dépôts et consignations

alerte Sénat

 

Question n° 21497 adressée à M. le ministre des finances et des comptes publics

À publier le : 28/04/2016

M. Pierre Charon attire l’attention de M. le ministre des finances et des comptes publics sur les difficultés que risque de poser une éventuelle nomination du directeur-général de la caisse des dépôts et consignations. En effet, dans moins d’un an (23 février 2017), l’actuel directeur-général atteindra la limite d’âge du corps préfectoral dont il relève. Ce dépassement de la limite d’âge posera des problèmes concernant l’exercice des fonctions de directeur-général de la caisse des dépôts. Si un successeur devait être nommé dans les mois à venir, une telle hypothèse ne pourrait susciter que des difficultés patentes, étant donné la proximité de la prochaine élection présidentielle. En effet, la nomination du directeur-général suppose l’accord des commissions des finances des deux assemblées parlementaires. Cela exige un débat serein, et non précipité. Or, le délai semble trop bref, alors que la nomination du directeur-général de la caisse des dépôts est une décision qui nécessite du temps. La caisse des dépôts est une institution qui prend des décisions importantes dans la vie économique du pays. La désignation de son directeur-général ne peut donc se faire de manière improvisée, dans des délais aussi limités. En 2012, le président de la République de l’époque avait préféré ne pas nommer de directeur général à peu de temps de l’élection présidentielle : le directeur-général-adjoint avait alors assuré l’intérim avant la nouvelle nomination. La situation actuelle appelle donc des éclaircissements. Il lui demande ce que le Gouvernement envisage concernant cette situation sensible.