Question d’actualité au ministre de l’Intérieur

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Merci Monsieur le Président.

Ma question s’adresse à Monsieur le ministre de l’Intérieur.

Monsieur le Ministre,

Voilà plusieurs semaines, à Paris comme à Nantes, que les Français assistent à des scènes surréalistes de violences urbaines.

A Nantes, le centre-ville est ainsi devenu un rendez-vous hebdomadaire pour les casseurs, avides d’y trouver des boutiques à piller. Et je sais que le Président Retailleau est exaspéré par cette situation récurrente.

A Paris, depuis le 31 mars, la place de la République est envahie par des individus s’intitulant    «Nuit debout », mais qu’il faudrait plutôt appeler « Au lit le jour ». Tags, arrachages des dalles pour faire pousser de l’herbe sur une place récemment rénovée à prix d’or, installation de tentes sauvages et de baraquements, saccages de commerces, musique à tue-tête jusqu’à l’aube, incendies de voitures de police…

La place de la République est devenue une véritable jungle. Des occupations de bâtiments publics ont lieu : le théâtre de l’Odéon, la Comédie-Française ou l’assaut du lycée Jean Jaurès par 150 migrants, organisé par l’extrême-gauche.

Vous mobilisez beaucoup de forces de police, dont les ordres sont : surtout ne pas intervenir.

Pourtant, il y a 3 ans, votre prédécesseur était beaucoup plus prompt à donner des ordres contre certaines manifestations pacifiques réunissant 1 million de personnes sans aucune dégradation. Nuit Debout bénéficie de plus de clémence que les Veilleurs dont la seule arme était une bougie.

Ce laxisme sélectif déshonore l’autorité républicaine.

En voulant éviter à tout prix l’injustice, vous organisez la désorganisation.

Comment se fait-il que l’on recule devant les casseurs, alors que des terroristes ont été rapidement neutralisés et que notre Assemblée vous a salué à cet égard ? Monsieur le Ministre, quand comptez-vous enfin donner des ordres à la police pour qu’elle puisse accomplir sereinement sa mission : le maintien de l’ordre public ?

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Réplique : Monsieur le Ministre, vous êtes comme les fraises d’hiver. Vous êtes hors sol!