Abandon du nom TGV

 

 

Question n° 25920 adressée à Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports

À publier le : 08/06/2017

M. Pierre Charon interroge Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports sur l’opportunité de l’abandon du nom « TGV » (Train à grande vitesse) envisagé par les responsables de la SNCF. On ne saurait nier que cette gamme de trains, qui fait la fierté du réseau ferroviaire français, s’est fortement identifiée à la dénomination de TGV. Cette dernière est par ailleurs ancrée depuis plus de 35 ans dans les mentalités et dans les esprits. Elle est ainsi passée dans le langage courant, comme le relèvent les différents analystes et observateurs. Enfin, le TGV a notamment contribué à la renommée de notre industrie. Or la volonté de remplacer le nom TGV par celui d’« inOui » a suscité beaucoup de réactions négatives et d’incompréhensions. Plus généralement, on note que le succès d’une marque est patent quand la marque devient elle-même un nom commun. C’est précisément ce qui a été le cas avec l’acronyme TGV, qui semble irremplaçable aux yeux des Français. Il serait donc délicat d’abandonner une dénomination aussi porteuse. Il lui demande donc si cet abandon ne devrait pas être reconsidéré, étant donné la concurrence des trains européens arrivant sur le marché.