Archives pour la catégorie Questions d’Actualité au Gouvernement

Question d’actualité: Circulation à Paris

LOGO SENAT

Merci Monsieur le Président,

Ma question s’adresse à Monsieur le Ministre d’État, ministre de l’Intérieur,

Monsieur le Ministre,

Il y a urgence à Paris.

L’annonce par le CIO de la qualification de Paris pour les JO de 2024 a été une bouffée d’air pur ! Je dis bien : une bouffée d’air pur, car la fermeture des voies sur berges de la rive droite a aggravé la pollution. Ainsi, L’Observatoire indépendant sur la fermeture des voies sur berges, dont Airparif, a rendu des conclusions sans appel : les dioxydes d’azote ont bien augmenté, alors qu’ils reculaient depuis 10 ans.

Ce type de mesure révèle que Paris n’est malheureusement pas prête pour ce grand rendez-vous sportif.

À cause de certaines mesures prises par Anne Hidalgo, notre capitale devient une ville-musée. Pourtant, les valeurs de l’Olympisme, ce sont le mouvement et l’action, et non pas ce qui fossilise notre capitale.

La circulation devient un exploit sportif, la seule discipline olympique spécifiquement parisienne ! Sans parler des autres courses d’obstacles que subissent quotidiennement les parisiens…

Avec son écologie punitive, la maire de Paris pénalise les faibles. Cela fait fuir les parisiens les plus modestes. La volonté d’interdire les véhicules diesel, puis à essence, n’est faite que pour satisfaire quelques bobos indispensables à la majorité municipale.

L’économie de Paris est en péril sans une circulation efficace. Les parisiens délaissent ainsi les petits et moyens commerces devenus inaccessibles.

Nous sollicitons l’aide de l’État pour mettre fin à ces mesures d’asphyxie, incompatibles avec cette qualité de capitale organisatrice des JO.

Monsieur le ministre d’État, nous avons besoin de vous et du préfet de police, qu’envisagez-vous pour que Paris reste cette ville-lumière, ville attractive face à ces mesures qui feront de Paris une des villes les plus embouteillées d’Europe ?  Et en matière de bouchons, Monsieur le Ministre, vous vous y connaissez, et je ne vous parle pas des bouchons lyonnais, qui font la réputation de votre ville.

Les voies sur berges portent le nom de Georges Pompidou : pour paraphraser ce qu’il disait à l’époque, monsieur le ministre, « arrêtons d’emmerder les parisiens ! »

Question d’actualité : Fermeture des voies sur berges de la rive droite de la Seine

LOGO SENAT

 

 

 

 

Merci Monsieur le Président.

Ma question s’adresse à Monsieur le ministre de l’Intérieur.

Monsieur le Ministre,

Le 9 septembre dernier, Anne Hidalgo, a décidé de fermer les voies sur berges de la rive droite de la Seine.

Au mépris de la concertation, malgré le refus des riverains, malgré l’avis défavorable de la commission d’enquête, le maire de Paris a passé outre. Drôle de conception de la démocratie.

Le comité régional de suivi et d’évaluation des impacts de la piétonisation des voies sur berge rive droite a rendu un deuxième rapport d’étape. Ses conclusions sont cinglantes !

La fermeture des voies sur berges vise à diminuer le trafic automobile, mais elle le renforce sur les quais et les rues situées aux alentours.

Sur Paris intra-muros, on constatait une baisse régulière du trafic depuis 15 ans : aujourd’hui il augmente à nouveau, entraînant des embouteillages supplémentaires, sous prétexte de libérer les berges, on encombre la voirie.

L’environnement ne sort pas indemne. On constate une hausse significative du niveau de bruit. Sachant qu’un véhicule à l’arrêt, c’est davantage de pollution, les reports de circulation consécutifs aux fermetures de voies augmentent le taux de dioxyde d’azote.

Cette opération de communication se transforme en enfer pour tout le monde : pour les riverains, pour les automobilistes et pour l’environnement ; non seulement pour les parisiens mais aussi pour les franciliens.

Même le préfet de police a prudemment a demandé une expérimentation de 6 mois.

Et cette mesure doit être réversible. Or, Madame Hidalgo encourage des constructions qui ne font que présager un aménagement définitif des voies sur berges.

On veut imposer par la force une mesure qui pénalise Paris et toute l’Île-de-France.

 Je demande au ministre de l’Intérieur ce que le Gouvernement envisage de faire dans un dossier géré du début à la fin de manière irresponsable, je n’ose dire : de manière sectaire.

***

Réplique : Monsieur le Ministre, je me réfère à celui qui a donné son nom aux voies sur berges, Georges Pompidou : « Mais arrêtez donc d’emmerder les Français ! »