Archives pour la catégorie Questions d’Actualité au Gouvernement

Question d’actualité : Fermeture des voies sur berges de la rive droite de la Seine

LOGO SENAT

 

 

 

 

Merci Monsieur le Président.

Ma question s’adresse à Monsieur le ministre de l’Intérieur.

Monsieur le Ministre,

Le 9 septembre dernier, Anne Hidalgo, a décidé de fermer les voies sur berges de la rive droite de la Seine.

Au mépris de la concertation, malgré le refus des riverains, malgré l’avis défavorable de la commission d’enquête, le maire de Paris a passé outre. Drôle de conception de la démocratie.

Le comité régional de suivi et d’évaluation des impacts de la piétonisation des voies sur berge rive droite a rendu un deuxième rapport d’étape. Ses conclusions sont cinglantes !

La fermeture des voies sur berges vise à diminuer le trafic automobile, mais elle le renforce sur les quais et les rues situées aux alentours.

Sur Paris intra-muros, on constatait une baisse régulière du trafic depuis 15 ans : aujourd’hui il augmente à nouveau, entraînant des embouteillages supplémentaires, sous prétexte de libérer les berges, on encombre la voirie.

L’environnement ne sort pas indemne. On constate une hausse significative du niveau de bruit. Sachant qu’un véhicule à l’arrêt, c’est davantage de pollution, les reports de circulation consécutifs aux fermetures de voies augmentent le taux de dioxyde d’azote.

Cette opération de communication se transforme en enfer pour tout le monde : pour les riverains, pour les automobilistes et pour l’environnement ; non seulement pour les parisiens mais aussi pour les franciliens.

Même le préfet de police a prudemment a demandé une expérimentation de 6 mois.

Et cette mesure doit être réversible. Or, Madame Hidalgo encourage des constructions qui ne font que présager un aménagement définitif des voies sur berges.

On veut imposer par la force une mesure qui pénalise Paris et toute l’Île-de-France.

 Je demande au ministre de l’Intérieur ce que le Gouvernement envisage de faire dans un dossier géré du début à la fin de manière irresponsable, je n’ose dire : de manière sectaire.

***

Réplique : Monsieur le Ministre, je me réfère à celui qui a donné son nom aux voies sur berges, Georges Pompidou : « Mais arrêtez donc d’emmerder les Français ! »

Question d’actualité au ministre de l’Intérieur

LOGO SENAT

Merci Monsieur le Président.

Ma question s’adresse à Monsieur le ministre de l’Intérieur.

Monsieur le Ministre,

Voilà plusieurs semaines, à Paris comme à Nantes, que les Français assistent à des scènes surréalistes de violences urbaines.

A Nantes, le centre-ville est ainsi devenu un rendez-vous hebdomadaire pour les casseurs, avides d’y trouver des boutiques à piller. Et je sais que le Président Retailleau est exaspéré par cette situation récurrente.

A Paris, depuis le 31 mars, la place de la République est envahie par des individus s’intitulant    «Nuit debout », mais qu’il faudrait plutôt appeler « Au lit le jour ». Tags, arrachages des dalles pour faire pousser de l’herbe sur une place récemment rénovée à prix d’or, installation de tentes sauvages et de baraquements, saccages de commerces, musique à tue-tête jusqu’à l’aube, incendies de voitures de police…

La place de la République est devenue une véritable jungle. Des occupations de bâtiments publics ont lieu : le théâtre de l’Odéon, la Comédie-Française ou l’assaut du lycée Jean Jaurès par 150 migrants, organisé par l’extrême-gauche.

Vous mobilisez beaucoup de forces de police, dont les ordres sont : surtout ne pas intervenir.

Pourtant, il y a 3 ans, votre prédécesseur était beaucoup plus prompt à donner des ordres contre certaines manifestations pacifiques réunissant 1 million de personnes sans aucune dégradation. Nuit Debout bénéficie de plus de clémence que les Veilleurs dont la seule arme était une bougie.

Ce laxisme sélectif déshonore l’autorité républicaine.

En voulant éviter à tout prix l’injustice, vous organisez la désorganisation.

Comment se fait-il que l’on recule devant les casseurs, alors que des terroristes ont été rapidement neutralisés et que notre Assemblée vous a salué à cet égard ? Monsieur le Ministre, quand comptez-vous enfin donner des ordres à la police pour qu’elle puisse accomplir sereinement sa mission : le maintien de l’ordre public ?

                                                                              ***

Réplique : Monsieur le Ministre, vous êtes comme les fraises d’hiver. Vous êtes hors sol!

Modifications fréquentes et récurrentes des modes de scrutin à la veille d’élections

QUESTION D’ACTUALITÉ à Monsieur le Ministre de l’Intérieur

Nous avons appris, mardi 22 septembre, par le journal Le Monde, l’existence d’une note confidentielle de Madame Hidalgo réfléchissant, en catimini, à une réforme du statut de Paris. Cette réforme, qui envisage un redécoupage des arrondissements, appelle notamment un projet de loi pour 2016.

Or, nous sommes coutumiers de ces textes pris dans l’urgence pour éviter certaines déconvenues électorales et pour préserver certaines équipes en place. Souvenez-vous des élections municipales et départementales, dont les modes de scrutin avaient été réformés en 2013. Leur modification n’a pas empêché à l’arroseur d’être arrosé… par les vagues bleues de 2014 et de 2015. Si Madame Hidalgo réfléchit à une telle organisation de Paris, c’est parce que 2020 est en ligne de mire. Déjà pour 2016, année de mise en place du Grand Paris, un amendement déposé en 2ème lecture par le Gouvernement, lors du projet de loi NOTRE, avait pour but d’exclure une élue parisienne du conseil de la Métropole. Il a heureusement été censuré par le Conseil constitutionnel, dont je salue la sagesse.

Depuis 2 ans, nous assistons sans cesse à des tentatives désespérées pour corriger les réactions d’un corps électoral de plus en plus hostile. Ce ne sont pas les binômes départementaux démesurés, ni les régions pléthoriques, forçant le mariage de la carpe et du lapin, qui empêcheront l’inéluctable. À l’approche d’élections régionales probablement catastrophiques pour vous, il se murmure que la proportionnelle serait envisagée pour les élections législatives…

Monsieur le Ministre, vous qui avez un certain crédit dans cet hémicycle, pouvez-vous rassurer la représentation nationale, notamment le Sénat, qu’il n’y aura pas à nouveau de tripatouillage électoral, de tour de passe-passe à l’occasion des prochaines élections législatives et sénatoriales afin de laisser, après votre passage, une terre brûlée pour la démocratie ?