Conséquences de l’ouverture de salles de consommation à moindre risque

 

 

Question n° 25414 adressée à Mme la ministre des affaires sociales et de la santé

À publier le : 16/03/2017

M. Pierre Charon interroge Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur les premières leçons qu’ils convient de retenir quant à l’ouverture de salles de consommation à moindre risque (SCMR), plus communément appelées « salles de shoot ». Si certaines autorités, notamment locales, se réjouissent de cette ouverture, il semblerait que le bilan soit plus contrasté. En effet, d’après le témoignage des riverains des quelques SCMR récemment ouvertes, les désagréments seraient non seulement nombreux, mais inquiétants. On a ainsi constaté une multiplication des nuisances dans les lieux qui jouxtent ces SCMR. Outre l’existence de bagarres régulières, un regain du trafic et de consommation de drogue a pu être constaté aux alentours de ces salles. Enfin, on a même remarqué une augmentation de la prostitution, de la consommation de crack et de la livraison de drogue à proximité de ces SCMR. La dégradation de la voie publique et du mobilier urbain aurait également été constatée. Paradoxalement, la création de salles permettrait l’apparition d’une sorte de « périmètre protégé », propice aux trafiquants de drogue et aux toxicomanes, selon les témoignages de riverains. Ces derniers craignent même le développement de véritables zones de non-droit. Ces différents éléments devraient être pris en compte par les pouvoirs publics concernant l’ouverture de lieux où l’usage de substances illicites est interdit. Pourtant, à plusieurs reprises, certains élus de la représentation nationale avaient souligné les risques posés par l’ouverture de ces salles, à l’instar du député-maire du XVe arrondissement, qui, à l’Assemblée nationale, avait fait état des craintes des riverains « qui redoutent ces zones de non-droit et d’implantation des trafics autour d’une salle ouverte uniquement aux heures de bureau » (JO débats Assemblée nationale, séance du 11 octobre 2016, p. 6059). Ces appels n’ont malheureusement pas été entendus. Il lui demande ce qu’elle envisage concernant les risques d’appel d’air aux différentes nuisances et infractions que constitue l’ouverture des SCMR.

Communiqué de presse – Champ-de-Mars : A défaut d’Anne Hidalgo, les Parisiens à la manœuvre

Communiqué de presse 

Champ-de-Mars :
A défaut d’Anne Hidalgo, les Parisiens à la manœuvre

Le nouveau projet d’exploitation et de sécurisation de la Tour Eiffel dévoilé ce matin dans Le Parisien doit être l’occasion de remettre à niveau l’emblématique site du Champ-de-Mars. La Maire de Paris ne peut se contenter d’engranger plus de 20 M€ de redevances annuelles de la société d’exploitation de la Tour Eiffel sans en réinvestir une partie pour redonner un nouveau souffle au site, au-delà du périmètre immédiat autour de la tour qui va être repensé.

Face à l’inaction de la Mairie de Paris, l’association des Amis du Champ-de-Mars lance un appel à projets pour redonner une ambition à ce site emblématique de Paris. Plus qu’un appel à projets, cette démarche constitue surtout un véritable cri d’alarme sur l’état d’abandon du site.

Depuis de trop longues années, l’un des espaces de respiration les plus importants de Paris intramuros est délaissé : les fontaines ne sont plus en eau, les allées ne sont pas entretenues, le manque de propreté a conduit à l’invasion de rats, les installations sanitaires sont sous-dimensionnées et  les végétations sont en mauvais état.

Le site souffre d’une exploitation trop importante, défigurant une identité si forte qu’elle draine chaque année 21 millions de touristes. Le Champ-de-Mars est trop fréquemment accaparé pour des opérations événementielles, privant les touristes et les Parisiens de ses usages habituels dans une ville toujours plus stressée. La sécurité y est de moins en moins assurée, sans parler du fléau des ventes à la sauvette ou encore de la circulation chaotique faute de régulation des cars de tourisme.

La question de la gouvernance du site est majeure c’est pourquoi les élus les Républicains au Conseil de Paris souhaitent qu’un responsable unique en prenne la responsabilité, à l’image du conservateur des Tuileries ou du jardin du Luxembourg.

Communiqué de presse – Perquisitions à l’hôtel de Ville : Anne Hidalgo doit faire la transparence !

Communiqué de presse 

Perquisitions à l’hôtel de Ville :
Anne Hidalgo doit faire la transparence !

Le Parisien annonce aujourd’hui qu’une enquête a été ouverte par la Brigade de répression de la délinquance économique pour favoritisme dans la passation des marchés de Paris plage. C’est dans ce cadre qu’une perquisition aurait eu lieu hier à l’Hôtel de Ville.

Cette opération est depuis le début entourée d’un grand flou : déjà en décembre 2015 un rapport de la Chambre régionale des comptes divulguait que le coût présenté au Conseil de Paris et à la presse avait été sous évalué de 180% en 2012 et de 220% en 2013.

Les élus les Républicains au Conseil de Paris exigeaient des clarifications, ce qui leur avait été refusé. Ils demandent donc sans plus attendre à Anne Hidalgo de faire la transparence sur cette affaire :

  • Y-a-til eu du favoritisme dans l’attribution des marchés de Paris plage ?
  • Si cela était avéré en échange de quel « service » cela aurait-il bien pu être accordé ?

Les Parisiens ont le droit à ces réponses.

Avenir du Muséum national d’histoire naturelle

Question n° 25200 adressée à M. le secrétaire d’État, auprès de la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche

À publier le : 23/02/2017

M. Pierre Charon interroge M. le secrétaire d’État, auprès de la ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche sur les conséquences qu’il conviendrait de tirer du dernier rapport de la Cour des comptes concernant la situation du Muséum national d’histoire naturel (MNHN). En effet, dans son rapport rendu public le 8 février 2017, la Cour des comptes a relevé certains problèmes dans les choix ainsi que dans la gestion du Muséum, l’invitant ainsi à « engager sans délais des mesures de redressement ». Outre la mise en cause de certains de ces choix, la Cour des comptes souligne, par exemple, l’augmentation significative des dépenses de fonctionnement. Ces dernières ont subi une augmentation de 63 à 89 millions d’euros entre 2013 et 2015. D’après la Cour des comptes, cette situation financière risque de s’aggraver. L’avenir du Muséum national d’histoire naturelle est une question importante dans la mesure où cette institution héberge un grand nombre de collections qui n’ont pas d’équivalent dans d’autres établissements de France. Pour nombre de Français, notamment parisiens, les différents sites du Muséum constituent une voie d’accès pratique à une meilleure connaissance de la nature. Il serait dommage que des incertitudes aussi flagrantes et nombreuses affectent l’avenir de cette institution qui joue un rôle dans la vulgarisation des connaissances scientifiques. La Cour des comptes a pourtant indiqué quelques pistes de réforme : développement de l’attractivité du zoo de Vincennes, possibilité de cession de sites secondaires, poursuite de la rénovation du patrimoine, mais aussi modernisation de la gestion. Il lui demande les solutions qu’il envisage pour mettre en œuvre ce qui a été préconisé par la Cour des comptes.