Archives mensuelles : juillet 2019

Fermeture de l’héliport de Paris-Issy en raison des nuisances

Question n° 11666 adressée à Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports

À publier au JO le 18/07/2019

M. Pierre Charon interroge Mme la ministre, auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports sur la fermeture de l’héliport de Paris-Issy, demandée aussi bien par la ville de Paris que par la mairie du quinzième arrondissement en raison des différentes nuisances apportées par cette infrastructure. En effet, elles constituent une atteinte à la tranquillité de 200 000 parisiens et habitants des villes limitrophes ainsi qu’à l’environnement, notamment sur le plan sonore et de la pollution atmosphérique. Pourtant, ces nuisances n’ont pas cessé, malgré l’engagement pris il y a quelques années par l’État de fermer l’héliport et de répartir le trafic sur plusieurs sites dans et autour de Paris. Par ailleurs, les vols commerciaux peuvent porter atteinte à la sécurité nationale en raison de la proximité du ministère des armées. Nonobstant les demandes répétées de fermeture – notamment au trafic commercial – de l’héliport de Paris-Issy, les activités héliportuaires ont augmenté, comme ce fut le cas entre 2016 et 2017, suscitant de nombreuses protestations. Pourtant, la ville de Paris a fait savoir qu’elle ne souhaitait pas renouveler la concession aux Aéroports de Paris (ADP), qui court normalement jusqu’à 2024. Le plan climat adopté par la municipalité parisienne et intégré dans celui de la métropole du Grand Paris fait état du non renouvellement de la concession et de la fermeture de ce site. En outre, la discussion du prochain plan de prévention du bruit dans l’environnement (PPBE) envisage clairement à Paris une réduction des nuisances sonores. L’État doit en conséquence organiser une nouvelle répartition du trafic dans la région parisienne, selon un plan proposé par la préfecture de région voilà quelques années. Le sénateur Pierre Charon demande à la ministre de la Transition écologique et solidaire, chargé des Transports ce qu’elle envisage concernant la fermeture de l’héliport de Paris-Issy et la nouvelle organisation du trafic qui interviendra inéluctablement en 2024.

Ouvertures illégales des bouches à incendie (« street-pooling »)

Question n° 11580 adressée à M. le ministre de l’intérieur

À publier au JO le 18/07/2019

M. Pierre Charon interroge M. le ministre de l’intérieur sur la recrudescence estivale des ouvertures sauvages des bouches à incendie (phénomène de « street-pooling »). Les conséquences de ces ouvertures illégales sont particulièrement graves à différents niveaux. D’une part, elles sont dangereuses pour la vie des riverains. Ainsi, en Seine-Saint-Denis, un enfant a même été projeté sur plusieurs mètres, ce qui a provoqué un arrêt cardiaque. Des commerces ont par ailleurs été endommagés. En outre, cela pose des problèmes pour les approvisionnements des pompiers en eau, qui restent nécessaires dans la lutte contre les incendies. On estime ainsi que l’ouverture d’une bouche à incendie occasionne la perte de 750 litres d’eau. Ces dégradations ont donc un coût logistique. Mais c’est surtout au niveau de l’ordre public que les conséquences sont graves. Ces dernières semaines, des agents publics ont été agressés, ce qui complique toute intervention visant à fermer ces bouches à incendie. Alors que ce phénomène se développe depuis 2015, les autorités publiques semblent pourtant rester silencieuses. Dans certains cas, par volonté de ménager la « paix sociale », on ne cherche guère à mettre en garde et à lutter contre ces utilisations illégales de mobiliers urbains que l’on constate notamment en Île-de-France. Le sénateur Pierre Charon demande au ministre de l’intérieur ce qu’il envisage pour lutter contre ces ouvertures inopinées de bouches à incendie qui méritent une réaction appropriée et rapide de la part des pouvoirs publics.